
Pour le premier match de l'année 2012, Simone a remis en place un 4-4-2 classique. Compte tenu des nombreuses absences en défense, le jeune Pinteaux a
repris place à gauche, Muratori glissant dans l'axe. Dingome a évolué sur le côté gauche du milieu tandis que Salli s'est positionné en soutien de
Germain.
Une équipe à réaction
Comme à leurs habitudes, les Rouges et Blancs ont peiné à entrer dans le match et se sont mis en difficultés. Suite à une touche anodine venue de la
droite, Muratori a manqué son dégagement, directement sur Gomez. L'Argentin a effacé assez facilement Coulibaly avant de frapper en puissance sous
la barre de Carrasso (1-0, 11e). Vexés, les Monégasques ont pris le contrôle des opérations. Une fois n'est pas coutume, les hommes de Simone ont
su profiter d'un temps fort. Suite un corner de Dingome côté gauche, Hansson s'est élevé pour décroiser sa tête. Une grossière faute de main de
Malicki a permis à Salli de reprendre en force au second poteau (1-1, 22e). Sur une action anodine, Keserü, au duel avec Pinteaux, a semblé se
jeter dans la surface. L'arbitre n'a pourtant pas hésité à désigner le point de penalty, permettant à Charbonnier de prendre à contre-pied le
portier monégasque (2-1, 28e). Dès l'engagement, les Asémistes se sont projetés vers l'avant. A la retombée d'un second ballon, Salli a transmis à
Giuly, plein axe. Le capitaine, esseulé, a glissé le cuir de l'extérieur du droit, petit filet opposé (2-2, 29e). Les deux équipes ont su
profiter de défenses désastreuses, systématiquement en difficulté. Suite à une très mauvaise passe en retrait, Assana a lancé Keserü. Le Roumain a
profité de l'offrande et a trompé une nouvelle fois un Carrasso trop rapidement couché (35e, 3-2). Cette cascade d'erreurs a valu au staff
monégasque une grosse remontrance d'un Simone excédé. Après une accélération côté gauche, Salli a obtenu un coup-franc, botté par Giuly. La frappe,
pourtant peu dangereuse, du capitaine a été mal jugée par un Malicki trompé par un rebond (3-3, 44e). Trois fois menée, l'ASM est parvenue à
revenir au score mais s'est souvent mise en danger.
SOS, défense en détresse
Si la première période a été très enlevée, au retour des vestiaires les deux équipes ont fait montre d'un énorme déchet technique. Le scénario
ubuesque des 45 premières minutes a conduit le SCO et l'ASM a être plus prudents. Comme en début de match, les locaux ont été les premiers à se
montrer dangereux par l'intermédiaire de Charbonnier. Lancé dans le dos d'une défense apathique, l'attaquant a mal négocié son face à face (55e). La
nervosité des défenses a gangrené l'ensemble des lignes et a conduit à une longue et terne période tout juste secouée par un raté de la défense
angevine. Sur un centre de Pinteaux, Couturier a mal jugé la trajectoire et a manqué de tromper son propre gardien (60e). Angers a répliqué grâce au
très remuant Gomez. L'Argentin s'est chargé d'un coup-franc côté gauche, expédiant le cuir sur la barre. Keserü, plus prompt que la défense, n'est pas
parvenu à reprendre correctement et a buté sur Carrasso (75e). Eysseric, entré à la place d'un Dingome décevant, s'est ensuite procuré une grosse
occasion. A la réception d'un centre de Germain, le nouvel entrant, surpris par une hésitation du duo Malicki-Couturier, a manqué le cadre à deux
mètres des buts (78e). Alors que les deux équipes ont paru se diriger tranquillement vers les prolongations, l'arrière-garde rouge et blanche a encore
une fois failli. Suite à un long ballon, Muratori a manqué son dégagement tandis que Carrasso a tardé à venir aider son défenseur. Charbonnier a
profité de l'occasion pour frapper à ras de terre. Hansson, revenu en catastrophe, s'est sacrifié pour détourner le ballon sur sa ligne. Touchant le
ballon de la main, il a concédé un penalty et provoqué son expulsion pour un deuxième avertissement. Au bout du suspense, Keserü s'est chargé de le
convertir en prenant le portier asémiste à contre-pied (4-3, 89e).
Une inquiétante fébrilité
La physionomie de la rencontre peut laisser de nombreux regrets aux Monégasques. Malgré une défense passée totalement au travers de son match, les
joueurs du Rocher sont parvenus à revenir au score par trois fois. Peu habituel en championnat. L'arrière-garde du SCO est apparue très friable
également et a offert quelques opportunités aux visiteurs. Pour autant, l'ASM n'a jamais su prendre réellement les commandes et dicter son jeu. Les
offensives ont été à nouveau très brouillonnes et individualistes. Si les coéquipiers de Ludovic Giuly ont montré un fort mental, il ne suffit pas à
remporter des rencontres qui semblent à leur portée. L'ASM quitte donc la Coupe de France au même stade que l'an passé après la triste défaite face à
Chambéry. Mais ils n'ont au moins pas disputé de prolongation, potentiellement préjudiciable physiquement. Marco Simone et ses hommes n'ont plus que
le championnat à jouer et devront s'atteler à retrouver une solidité pour espérer se maintenir. Cela débutera samedi prochain à Istres, actuel 13e de
Ligue 2.
4
La défense monégasque est à la peine cette saison. L'ASM a désormais encaissé quatre buts dans chacune des trois compétitions qu'elle a disputées. En Coupe de la Ligue à Sedan (4-1), en championnat à Guingamp (4-0) et donc à Angers (4-3) en Coupe de France. Les Rouges et Blancs sont eux parvenus à trouver le chemin des filets à quatre reprises par trois fois. C'était face à Toulon (4-0), Nice (4-1) et le Gazélec d'Ajaccio (4-0). En amicaux...

Valère Germain : « C'est difficile, on revient trois fois au score et on prend un but à la dernière minute. Je ne sais pas s'il y a vraiment penalty. C'est rageant parce que l'on concède un autre penalty d'entrée. Je ne sais pas si les décisions arbitrales sont bonnes. On a tout de même fait un bon match mais c'est énervant. »
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