Après ses débuts à Arles-Avignon, Georgios Tzavellas devrait disputer son deuxième match avec Monaco ce vendredi. Face à Laval, le défenseur grec
compte disputer la première des « 15 finales ». Pour la victoire et rien d'autre.
Que retiens-tu de ton premier match face à Arles-Avignon ?
C'est un très mauvais match car nous l'avons perdu et surtout nous ne l'avons joué qu'à moitié. Dans la situation qui est la nôtre, c'est tout
simplement inacceptable. Un joueur est toujours heureux d'être sur le terrain. Pour ma part j'ai été super bien intégré et j'ai eu quelques bonnes
sensations avec mes coéquipiers, mais sans les trois points ce match me laisse un goût très amer. On n'a pas le droit de passer au travers comme on
l'a fait en première période.
Comment expliques-tu cette première période ratée ?
On n'a pas su répondre à la problématique du vent. Face à une équipe d'Arles-Avignon qui a su nous presser très haut, nous avons mis vingt minutes à
entrer dans le match. Malheureusement entre temps on a encaissé deux buts sur des phases arrêtées. A partir de là, c'était très difficile de revenir,
mais on y a cru jusqu'au bout et je pense qu'en deuxième période on a montré un tout autre visage. Pour ce qui est des phases arrêtées, nous avons
travaillé sur ce point dans la semaine pour ne pas revivre les mêmes situations avec les mêmes effets.
Pour ta part on a pu voir que tu t'es rapidement mis dans le bain de la Ligue 2 en te montrant très combattif sur le terrain...
Quand on regarde des matchs de deuxième division partout dans le monde, on comprend toujours que si on n'est pas combattif on n'arrive à rien. J'ai
toujours pensé que le minimum que je puisse faire sur un terrain, c'est justement d'aller au combat.
T'attendais-tu en venant à l'ASM à vivre des moments aussi compliqués ?
Je savais que l'équipe connaissait des difficultés cette saison, mais la dynamique était bonne en décembre et janvier. Perdre deux matchs en une
semaine, le premier en encaissant un but à trois minutes de la fin et le second en ratant complètement l'entame de match, c'est une vraie catastrophe.
Maintenant, c'est très simple, il reste quinze matchs, pour moi il s'agit de quinze finales et rien d'autres. Contre Arles-Avignon on a affronté une
équipe qui voulait se faire respecter chez elle et qui s'en est donné les moyens avec une grande force collective affichée sur le terrain. A nous de
prendre exemple sur eux.
Comprends-tu la colère des supporters, notamment ceux qui l'ont manifesté à la sortie du stade d'Avignon ?
Je suis grec, alors vous vous doutez bien que la pression des supporters, je sais ce que c'est (il sourit). Chez nous, c'est la même chose en pire
quand les résultats ne sont pas là. Que voulez-vous que je vous dise. Ils ne vont quand même pas nous dire bravo ! Les résultats sont très mauvais, il
est tout à fait normal qu'ils soient en colère. C'est à nous de leur prouver que l'on vaut mieux que ce qu'ils pensent en ce moment. Je sais que si
nous répondons présents ils seront de nouveau à fond derrière nous.
Qu'est-ce qui te pousse à rester optimiste pour ton équipe aujourd'hui ?
Le fait que ce groupe est solidaire et qu'il continue de faire front de manière collective dans la difficulté. Dans notre situation, il serait facile
de se désunir, d'autant plus que le groupe a connu de grands changements en début de mois. Mais ce n'est pas le cas et c'est un bon signe selon moi.
Après, les bons signes ne comptent pas si les résultats ne changent pas. Nous devons agir.
Comment appréhendes-tu ton premier match au Louis II face à Laval ?
Comme un match à gagner à tout prix, quelle que soit la manière d'y arriver. Je ne pense qu'à la victoire, tout le reste ne m'intéresse pas.
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