Adversaires pour la première fois ce lundi soir depuis leur période en commun à Monaco (et également au PSG), Ludovic Giuly et Jérôme Rothen se sont
prêtés au jeu de l’interview croisée pour le quotidien l’Equipe. Morceaux choisis.
Leur présence en Ligue 2
Ludovic Giuly : « Tout évolue ! Avant, la L2 ne faisait pas trop envie. Mais cette saison, il y a beaucoup d’équipes de niveau L1. Tous les week-ends,
on ne s’ennuie pas. Pour moi, c’est le cœur qui a parlé pour aider un club avec lequel j’ai partagé de grands moments. »
Jérôme Rothen : « Au départ, tu peux hésiter à redescendre. Mais ça a beaucoup changé. Presque tous les clubs actuels de L2 ont connu la L1, beaucoup
de joueurs aussi et de nombreux jeunes ont le niveau au-dessus. »
Le parcours de l’AS Monaco
Ludovic Giuly : « L’effectif a été bouleversé, l’entraîneur limogé, un nouveau propriétaire est arrivé. On était un peu perdu. On est repartis de zéro
début janvier. On doit créer l’ambiance. Une dizaine de nouveaux qui viennent d’arriver parlent toutes les langues. Il a fallu redonner confiance à
nos jeunes. On leur a dit : Allez, démerdez-vous ! » Les gamins, comme ça, tu les tues ! »
Jérôme Rothen : « C’est surprenant de voir l’ASM à ce niveau. Mais quand il y a trop d’instabilité, cela se complique. »
Les perspectives d’avenir
Ludovic Giuly : « J’aime trop le foot. Tant que je n’aurai pas de gros pépins à répétition, je poursuivrai. Regardez Ryan Giggs ! Je suis sous contrat
jusqu’en 2013, avec cinq ans de plus en reconversion. Mais j’espère continuer sur le terrain le plus longtemps possible. »
Jérôme Rothen : « Quand tu as faim de ballons tous les jours, tu n’es pas prêt d’arrêter. En plus, je suis plus jeune que toi ! Je suis aussi sous
contrat jusqu’en 2013 plus un an en option en cas de montée. J’ai encore envie de vivre de grosses émotions et de retrouver la L1. »
La saison 2003/2004
Ludovic Giuly : « Je me souviens surtout de l’ambiance, extraordinaire. La saison où on va en finale de la C1, on était quinze frères. »
Jérôme Rothen : « Un truc de fou ! Quand je suis arrivé en janvier 2002, tu étais blessé et tu m’as beaucoup aidé pour m’adapter. Tu as été important
pour moi. »
Ludovic Giuly : « Le système était super bien huilé. Devant, on savait que le ballon allait arriver. Ce n’était même pas travaillé. »
Jérôme Rothen : « De toute façon, avec toi, on ne pouvait pas bosser tactiquement : tu étais toujours aux soins. C’est pour ça que tu peux jouer
jusqu’à quarante ans ! »
Ludovic Giuly : « Je n’ai rien foutu… La veille du match, j’étais là, mais les deux jours suivants, on m’oubliait. On est obligés de faire attention à
soi. Si tu me regardes à l’entraînement, tu vois un clochard ! »
Les qualités que l’un envie à l’autre
Ludovic Giuly : « Ta patte gauche ! La mienne est pourrie. C’est rare un gaucher qui peut centrer sans éliminer et donner de bons ballons. En L1, à
part Bastos, il n’y en a pas trop. »
Jérôme Rothen : « Pas la taille ! Mais ta vivacité et ta lucidité devant le but. J’aurais aimé que tu me laisses quelques buts, car je n’en ai pas mis
assez. Mais je t’en ai donné quelques uns. »
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