Giuly : « Celui qui ne veut pas suivre, tant pis pour lui »
La rencontre de ce lundi contre Bastia a été l'occasion pour Ludovic Giuly de se confier en conférence de presse. Le capitaine emblématique de l'AS
Monaco est notamment revenu sur l'évolution de sa saison et son rôle auprès du groupe. Il ne mâche pas ses mots en évoquant certains joueurs moins
concernés.
Après Lens, c'est un autre gros match contre Bastia...
C'est un match important, comme tous les autres. Surtout, on reçoit et on est conscient qu'il faut enfin prendre des points à la maison. On sait que
ça ne va pas être facile mais on a nos chances. Un bon résultat permettrait de confirmer qu'on peut rivaliser avec le haut de tableau. Ça pourrait
être un déclic pour la suite. Avec les arrivées, il va aussi y avoir du sang neuf, en espérant que ça prenne vite et qu'on s'entende bien sur le
terrain.
Depuis deux semaines, vous avez eu du temps pour travailler...
On gère, on s'adapte. On est nombreux, ce n'est pas évident. C'est nouveau pour le coach, pour nous. C'est une question d'organisation mais ça se
passe bien.
A titre individuel, vous semblez beaucoup mieux qu'en début de saison...
Je crois que je m'étais un peu perdu. Le club était dans une situation difficile, ce n'était pas évident à gérer. Je me suis perdu dans tout et rien
et j'ai oublié de jouer. J'ai aussi une une grosse blessure. L'équipe ne tournait pas, il a fallu bosser et tout remettre à zéro. A partir du moment
où j'allais mieux physiquement, ça allait mieux dans la tête. J'ai besoin de tout le monde, que tout soit structuré. C'est le cas en ce moment et je
me sens plus libéré.
Vous avez voulu en faire trop ?
Je voulais parler aux joueurs tous les jours, un peu comme un père avec ses enfants. Le problème c'est qu'il y en a 25. Il y avait aussi des problèmes
en dehors du club, il fallait que je donne mon avis. Ce n'était pas gérable. Je me suis reconcentré sur ce que je dois faire. Je dois donner l'exemple
en tant que capitaine dans le vestiaire.
Justement, comment cela s'est passé avec les recrues ?
J'ai dit au groupe : « Vous avez eu six mois pour faire une bonne saison. On a besoin de renforts, on est parmi les derniers, c'est logique. »
Maintenant, on est dans la cour des grands. On n'est plus au centre de formation à se demander « Pourquoi je joue ou pourquoi je ne joue pas ».
Maintenant, il faut s'entraîner pour gagner sa place. C'est comme ça que ça se passe dans les clubs, il faut bosser. Il y en a qui écoutent, d'autres
qui font autre chose. Ça ne me regarde plus. Il y a six mois de cela, je suis allé discuter avec eux pour leur dire de ne pas lâcher. Aujourd'hui,
celui qui ne veut pas suivre, tant pis pour lui. Ce n'est plus mon problème. Je les ai assez prévenus pour que les mecs se prennent en charge.