Avant de retrouver la Principauté avec Bastia, Jérôme Rothen s'est exprimé dans les colonnes de Nice-Matin. Le milieu de terrain corse évoque
notamment le contexte de cette rencontre spéciale pour lui. Il revient aussi sur son retour avorté il y a un an.
Que pensez-vous de l'évolution de l'ASM récemment ?
Je pense que c'est bien que des gens investissent beaucoup d'argent dans les clubs français, surtout dans un club que j'ai connu et qui m'a tant
apporté. L'âme du club va peut-être évoluer, comme c'est le cas à Paris. Il ne faut pas faire n'importe quoi et garder une ossature avec des vrais
joueurs de club. Mais si ça peut permettre à Monaco de repartir sur de bonnes bases, tant mieux.
Comment avez-vous préparé ce match ?
Il n'est pas évident à préparer, justement parce que beaucoup de joueurs sont arrivés. Et ils n'ont pas joué la semaine dernière à Angers. J'ai vu le
match contre Lens, on sent que l'équipe reprend confiance malgré le but à la dernière minute. Ludo, aussi, retrouve la forme. Je lui souhaite le
meilleur. J'irai lui dire après le match, en espérant qu'il ne nous fasse pas trop de misères.
Vous serez encore bien attendu au Louis II...
C'est sûr (rires). L'avantage, vu qu'il y a beaucoup de joueurs étrangers qui sont arrivés, c'est qu'ils ne connaissent pas forcément bien le
championnat de France et ses joueurs. Blague à part, j'ai passé des années extraordinaires à Monaco. C'est toujours quelque chose de particulier, même
s'il y a eu cette incompréhension avec le public qui fait qu'à chaque fois que je reviens, j'ai droit aux sifflets. C'est comme ça. En aucun cas, ça
ne peut effacer ce que j'ai pu vivre ici, avec ce groupe qui s'est hissé au niveau des meilleurs européens.
Il paraît que vous allez jouer à domicile lundi...
Il va y avoir beaucoup de supporters corses, c'est sûr. Je vous le dis, il faut le voir pour le croire, ici à Bastia la ville est « Bleu ». Beaucoup
de gens sont fiers de voir le Sporting retrouver des couleurs. J'espère qu'on va continuer à faire vibrer les gens.
Ça sera particulier de retrouver Ludo et Marco ?
C'est un vrai plaisir, ce sont des gens bien, tout simplement. Après, le club est dans une situation compliquée, il y a une pression un peu plus forte
qu'au début de saison. Donc on va oublier qu'on a passé de bons moments, ça sera un vrai combat.
Avez-vous été contacté par l'AS Monaco ces derniers mois ?
Pas cet été, mais l'an dernier oui. Quand Laurent Banide est arrivé. Mais M. Aubéry n'a pas souhaité ma venue, il a mis son veto.
C'était une déception ?
Oui, à l'époque je venais de résilier avec Paris. Si j'avais pu rendre service à un club qui m'a tant donné, je serai venu à pied. Le coach, à
l'époque, était assez chaud. Malheureusement, à cause de beaucoup de « on dit », ça ne s'est pas fait. On m'a collé une image qui n'est pas forcément
la bonne. Je suis quelqu'un de franc, ça peut déplaire. Mais ce qui est grave, c'est de faire l'amalgame entre ça et mon apport sur le terrain. Il ne
faut pas tout confrondre. Tant pis, depuis j'ai avancé. Mais ce n'est pas parce que tu as dit « merde » à une certaine personne à l'époque que tu es
un mauvais garçon. Parfois, ça fait du bien de dire ce qu'on pense.
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