Nabil Dirar, la recrue phare du mercato monégasque, a répondu aux questions du site officiel de l'AS Monaco. L’international marocain réputé
pour son caractère fougueux, explique pourquoi il a décidé de rejoindre l'ASM, « une institution du football ». Frustré de ne pas pouvoir faire ses
débuts avec sa nouvelle équipe, ce vendredi, le milieu de terrain de 25 ans espère pouvoir compter sur les supporters rouges et blancs pour le match
contre Bastia.
Tu as effectué ton premier entraînement avec l'équipe mercredi dernier, puis un déplacement sans match à Angers, quelles sont tes premières
impressions monégasques ?
Là il y a une certaine frustration mélangée avec de l'impatience car je voulais vraiment jouer ce match et porter le maillot rouge et blanc pour la
première fois. Malgré tout, ce n'est pas plus mal car avec seulement deux entraînements avec l'équipe je manquais de repères avec mes nouveaux
coéquipiers. Le prochain match est dans dix jours, c'est parfait. Cela va laisser le temps à tous les nouveaux comme moi de s'adapter et de se sentir
mieux pour accueillir Bastia.
Quelles sont les raisons qui t'ont incité à quitter le FC Bruges pour rejoindre l'AS Monaco FC ?
La première chose c'est que l'ASM est une institution du football. Quand un grand club comme celui-là vous contacte, cela ne peut pas vous laisser
indifférent. Monaco pour moi c'est un palmarès, des titres, des coupes, la Ligue des Champions... Mon objectif en venant ici c'est de découvrir cette
compétition avec le club ces prochaines saisons. Pour l'instant, il va falloir avant tout mouiller le maillot pour remettre l'équipe sur les bons
rails. Il faut être réaliste, il serait prétentieux de viser la montée aujourd'hui, mais retrouver la Ligue 1 est l'objectif des dirigeants et c'est
aussi cette ambition qui m'a convaincue. Ils ont fait un gros effort de recrutement pour renforcer une équipe qui avait déjà un bon potentiel,
maintenant c'est à nous de ramener Monaco au sommet, là où est sa place. Enfin, il y a ici un cadre de vie que l'on ne retrouve quasiment nulle part
ailleurs. Jouer au foot et vivre à Monaco, c'est une chance unique.
Si l'on dit de Nabil Dirar que c'est un ailier fougueux au caractère sanguin, approuves-tu ?
(Il sourit) Oui... J'ai un caractère agressif, assez dur, car je suis un très mauvais perdant, un compétiteur dans l'âme. Je déteste la défaite par
dessus tout, c'est une de mes forces. Je ne pourrais pas jouer au foot à ce niveau sans ce caractère, cette détermination que chaque joueur doit avoir
en lui selon moi. Pour gagner un match de foot comme pour réussir dans la vie, il faut avant tout une volonté farouche d'y arriver. Moi j'ai toujours
tout donné. Certains disent que j'ai mauvais caractère, c'est parfois vrai, mais comme je vous l'ai dit c'est ma force.
Tu es le cadet d'une famille nombreuse (Nabil a six frères et quatre sœurs, ndlr), est-ce de là que tu tiens ton mental ?
Être le plus petit d'une famille de onze frères et sœurs, c'est particulier. Comme je suis le petit dernier, j'ai toujours été très entouré, très
gâté. Je n'ai jamais manqué de rien, c'est pour cela que je ne supporte pas de perdre. Cela me met vraiment hors de moi (il sourit).
Tu comptes neuf sélections avec l'équipe nationale marocaine qui vient de se faire éliminer de la CAN 2012, sans toi... Comment as-tu vécu cette
non sélection ?
Très bien car les choses étaient claires. J'avais signifié à Eric Gerets, via la presse marocaine, que je suis à la disposition de la sélection s'il
compte vraiment sur moi. Si c'est pour être sur le banc durant toute la compétition, mieux vaut privilégier mon club. A mon poste il y a beaucoup de
bons joueurs en sélection, le coach a fait son choix et je le respecte. J'étais le premier supporter du Maroc, mais cela ne s'est pas très bien passé.
Maintenant, j'espère être de la prochaine édition qui se déroulera en 2013 puisque la CAF a décidé de mettre cette compétition sur une année impaire.
Si je suis bon avec l'ASM, j'aurai ma chance.
Quel message souhaites-tu passer aux supporters ?
Qu'ils viennent nombreux nous encourager et faire du bruit contre Bastia car nous aurons besoin d'eux. De notre côté nous allons tout faire pour leur
donner envie de revenir au stade. L'équipe est dans une bonne dynamique depuis cinq matchs, mon arrivée et celles des autres recrues du mercato
hivernal amènent beaucoup de concurrence dans le groupe. Je peux vous dire que ça va bouger à l'ASM ces prochaines semaines et ces prochains mois. Il
faut que tout le monde ait la flamme !
|