Florian Pinteaux s'est fait petit à petit une place dans l'équipe première de l'AS Monaco ces dernières semaines. Comme latéral gauche ou dans l'axe
de la défense, le joueur de 19 ans a rendu des copies propres. « C'est toujours plus facile de rentrer dans l'équipe quand elle fait de bons résultats
», a-t-il avoué au site officiel du club. Mais le natif de Creil reste humble : « Je vous rassure, ce n'est pas ma présence qui a apporté les
résultats. Moi je suis juste là pour donner le maximum ».
Pourtant, alors qu'il était dans les équipes de jeunes de l'ASM, il a été proche de raccrocher les crampons en 2009. « J'ai eu une phase très
difficile, je ne me sentais plus dans mon élément, j'ai vraiment voulu tout arrêter. Heureusement, des personnes au sein de l'encadrement du centre de
formation ont su trouver les mots pour m'éviter de faire cette bétise. J'ai pris conscience que je n'avais pas le droit de tout balancer sur un coup
de tête. J'ai pensé à ma famille, ma maman... C'était impossible pour moi de les décevoir. Alors je me suis accroché ».
Ses pensées pour sa mère sont légitimes alors qu'il l'a perdue en 2008. « Le genre d'épreuve qui vous fait grandir plus vite, même trop vite...
Depuis, je relativise pas mal de choses ». Marco Simone déclarait justement il y a quelques jours que Pinteaux faisait partie des joueurs qui ont
progressé plus rapidement que d'autres. En début de saison, ce dernier pensait « jouer le maximum de matchs en CFA après une année pleine chez les U19
Nationaux ». Il a disputé une rencontre avec la réserve la saison dernière et un en 2008/2009. Cette saison, Frédéric Barilaro puis Bruno Irles l'ont
utilisé à neuf reprises avant ses apparitions en pros.