Le rachat de l'AS Monaco par Dmitry Rybolovlev fin décembre fait du bruit au Conseil National actuellement. En cause, les conditions financières du
changement d'actionnaires. « Le gouvernement ne nous a pas informés. Ce n’est pas correct alors que nous sommes concernés par les intérêts de la SBM
», regrette Alain Ficini, vice-président du mouvement politique Rassemblement & Enjeux.
Les conseillers politiques de la Principauté s'inquiètent surtout de ce que sont devenus les fonds investis par la Société des Bains de Mer.
Anciennement actionnaire, avec 40% des parts de Monaco Sport Partenaires, la SBM n'aurait pas revu ses 11 millions d'euros mis sur la table par le
passé. A l'issue d'une assemblée générale « houleuse » le 23 décembre, les anciens actionnaires auraient bien été contraints de ne faire aucun retour
sur investissement.
Dmitry Rybolovlev n'aurait ainsi pas eu besoin de dépenser beaucoup d'argent pour racheter le club, peut-être même un euro symbolique. La SBM a
simplement précisé qu'elle ne s'était pas « opposée à la transaction envisagée tout en demandant, par écrit, aux dirigeants de MSP de négocier au
mieux les intérêts des actionnaires ». La priorité a été « l’intérêt pour la Principauté de Monaco que l’avenir de l’ASM soit assuré ».