Eric Marester s'est confié au site officiel de l'AS Monaco après l'élimination à Angers. Il revient sur les nombreuses erreurs qui ont mené aux buts
encaissés et sur les enseignements qui peuvent en être tirés pour la Ligue 2.
Que retiens-tu de cette rencontre perdue à Angers ?
C'était un match fou, surtout en première période. On encaisse trois buts sur des erreurs individuelles, plus un penalty inexistant. Par trois fois on
revient au score. Au final, ce match me laisse le sentiment d'avoir fait beaucoup d'efforts pour rien. Pourtant on avait la conviction que ça allait
passer, mais quand on se tire des balles dans le pied on ne peut pas espérer autre chose qu'une défaite. C'est une immense déception car nous voulions
aller loin dans cette compétition pour compenser notre parcours en championnat. Maintenant nous allons nous consacrer à l'objectif maintien, c'est
peut-être un mal pour un bien.
C'est quand même rageant de prendre des buts largement évitables et de voir la qualification partir en fumée au terme d'un match pourtant
convaincant...
Complètement. On fait tout pour être bien dans le match, faire bloc ensemble, et tout s'écroule sur des erreurs individuelles. On fait beaucoup trop
de cadeaux c'est une évidence. A l'inverse, nos adversaires ne nous en font aucun ou très peu.
Comment l'expliques-tu ?
Je pense que c'est un problème de concentration. Nous ne devons pas nous chercher d'excuses car les buts que l'on a pris sont tous largement
évitables. Il ne s'agit pas du tout de montrer mes coéquipiers du doigt. Nous faisons tous des erreurs, moi le premier. Je sais que nous avons tous
l'envie de bien faire, d'être performants, mais nous devons absolument régler ce problème. En plus, presque à chaque fois que nous faisons des
erreurs, nous le payons cash ! Nous devons être plus vigilants.
Au-delà de l'élimination, ce match de coupe coûte cher à l'ASM avec la perte de Petter Hansson et des petis bobos pour Edgar Salli et Ludovic
Giuly.
Depuis le début de saison, on paie tout cash, les erreurs, les blessures, les suspensions... Rien ne nous sera épargné. Heureusement on a un groupe de
qualité pour compenser les absences. Ce n'est pas l'idéal de perdre coup sur coup Adriano et Petter pour la reprise du championnat, mais nous allons
nous serrer les coudes. Nous n'avons pas d'autre choix que de rester ultra solidaires.
Il y a quand même quelques enseignements positifs après ce match de coupe. Lesquels selon toi ?
Il y a déjà le fait d'avoir marqué trois buts à l'extérieur. C'est de bon augure avant de se rendre à Istres et Amiens. Par ailleurs, nous sommes
revenus trois fois au score après avoir été menés. Cela prouve que nous avons du caractère et des ressources pour nous sortir de la situation qui est
la nôtre. Et plus généralement, que cela soit au Havre, face à Clermont ou à Angers, on a démontré que l'on peut rivaliser avec de bonnes équipes.
Nous devons vite avaler la déception de l'élimination et nous tourner vers Istres en gardant ces points positifs à l'esprit. Ce match d'Angers comme
les précédents doit nous servir.
Comment appréhendes-tu ces deux déplacements capitaux ?
Avec la conviction que nous avons les arguments pour bien les négocier. On a quand même montré de belles choses lundi soir. Nous avons tous conscience
de l'importance de ces matchs. A nous de faire valoir nos arguments et de ne rien laisser à nos adversaires.
Parlons un peu de ton cas personnel. On te sent mieux physiquement en ce début d'année, tu confirmes ?
Oui. J'ai eu un souci physique en novembre. J'avais un début de pubalgie donc je ne n'étais pas à 100%. Du coup j'ai été un peu mis sur la touche,
mais cela m'a fait du bien. J'ai pu récupérer physiquement et je ne vous cache pas que je me suis bien remis en question. Aujourd'hui, je me sens bien
mieux et comme la base de mon jeu c'est le physique, cela va aller de mieux en mieux.
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