Dans un interview accordé à Football365, Yohann Thuram revient sur son début de saison en tant que titulaire à Tours (2ème de L2). Le gardien
de 21 ans confie qu'il a pour objectif de devenir un jour le titulaire des Rouges et Blancs. Il évoque également la saison précédente, et son rôle de
doublure de Stéphane Ruffier. Extraits.
Cette saison à Tours est la première que vous abordez dans la peau d'un titulaire. Quels sont vos objectifs ?
Déjà, pouvoir jouer va me permettre d'emmagasiner de l'expérience. Après, pour franchir un palier, il faudra faire des matchs pleins en essayant au
maximum de garder mes cages inviolées. Quand vous êtes gardien et que vous prenez pas mal de buts comme cela a pu m'arriver en ce début de saison, ça
vous fait un peu « chier ». Aujourd'hui, je me sens bien dans ce club, je commence à bien connaître ma défense. Tout cela va se régler très
prochainement, je ne me fais pas de souci.
Vous avez été formé à Monaco mais vous n'avez pu y disputer que quatre rencontres de Ligue 1, puisque vous étiez l'an passé la doublure de Stéphane
Ruffier. Comment avez-vous vécu cette saison en tant que numéro 2 à l'ASM ?
C'était une très bonne expérience. Je suis un jeune gardien et être doublure à Monaco était déjà une belle opportunité. En plus, quand vous avez un
gars comme Ruffier devant vous, vous ne pouvez qu'apprendre, je vous le garantis. Avec Stéphane, nous nous connaissons depuis plusieurs années, nous
avons fait notre formation ensemble. Finalement, nous nous sommes retrouvés chez les pros. Une amitié s'est créée, on s'entend très bien que ce soit
sur ou en dehors du terrain.
Vous avez prolongé votre contrat avec le club de la Principauté jusqu'en juin 2012. Vous êtes prêté à Tours sans option d'achat et Monaco compte
sur vous pour l'avenir. Est-ce une réelle ambition de réussir à vous imposer à terme dans votre club formateur ?
C'est un vrai objectif de devenir un jour le numéro 1 à l'ASM. Rien ni personne ne pourra me l'enlever de la tête. Si Stéphane venait à partir, lui
succéder serait grand. Mais pour arriver à cela, il faut réussir de belles choses et mon prêt à Tours doit me permettre d'y arriver.
Tours où vous avez retrouvé un entraîneur des gardiens que vous avez connu sur le Rocher, André Biancarelli.
Sa présence m'a beaucoup aidé à m'intégrer dans le groupe. Il m'a permis de trouver mes marques le plus vite possible. Il me connaît très bien et cela
a facilité les choses. C'était l'idéal de le retrouver ici.
Enfin, un mot sur un autre homme très attaché à la tunique bleue, votre cousin, Lilian Thuram. Votre départ de Monaco vous permet de vous éloigner
un peu plus de la comparaison avec lui.
Sauf qu'ici, on me rappelle aussi que je suis le cousin de Lilian. Et heureusement qu'on ne joue pas au même poste sinon cela aurait été pire. Comme
je le répète souvent : lui c'est lui, moi c'est moi. Il a fait une très belle carrière et si un jour, j'arrive à égaler ça… Ce serait grandiose.
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